Aragon et Elsa Triolet à Monchat

Dans le livre : Bertrand Tavernier par Jean-Claude Raspiengeas, nous lisons ceci : « Vaste et plaisante, posée au milieu d’un grand jardin, la maison de Geneviève et René Tavernier, propriété des Hospices civils de Lyon, domine la ville. Elle abrite le quartier général du Comité national des écrivains de la zone sud, constitué sous l’impulsion d’Aragon, et sert de relais de poste pour les écrivains patriotes en transit par Lyon » et plus loin « sur les hauteurs de Montchat, au fond d’un parc entouré de jardins ouvriers, dans une maison bourgeoise à plusieurs entrées, se déroulent de vraies parties de cache-cache. Des passeurs, la nuit venue, apportent des plis. Dans le salon, des écrivains discutent. Confluences, la revue éditée par René Tavernier, le locataire des lieux, sert de porte-voix à la résistance intellectuelle…. »

Dans l’ouvrage Bertrand Tavernier, cinéaste de l’émotion par Danièle Bion, voici ce que dit le fils de René Tavernier : «Lyon est aussi très lié au souvenir des choses qui disparaissent, c’est-à-dire les propriétés qu’on vend, la maison où je suis né qui a fait place à un hospice. C’est la maison que je montre dans l’Horloger de Saint-Paul et où mon père avait hébergé Aragon »

Dans le livre de Guetty Long et Gérard Chauvy, Montchat : regards sur l’histoire d’un quartier lyonnais, des origines à nos jours, il est question, à propos de la maison de « trois pièces et une salle de bains-cuisine dans lesquelles vécurent Elsa Triolet et Aragon, de 1942 à 1943.

Si Louis et Elsa apprécient le quartier, ils goûtent moins la ville : "désolante comme un poussiéreux bureau de notaire, tapissé d'anciennes archives de famille, pareilles à des caveaux dans un cimetière".  

En avril 1993, une plaque a été apposée au n°4 de la rue Chambovet à l’emplacement de la demeure disparue. L’inscription gravée apprend notamment aux passants qu’ici, Aragon a écrit son poème « Il n’y a pas d’amour heureux »

Pour avoir d’autres informations sur cette maison, la date de sa démolition…, vous pourriez vous adresser aussi à la Mairie du 3e arrondissement ou encore aux Archives municipales de Lyon